La lipolyse localisée, mythe ou réalité ?
Il est commun d’entendre dire qu’il est impossible de perdre préférentiellement de la masse grasse en travaillant le groupe musculaire se situant sous cette dernière. L’étude de STALLKNECHT et al., 2007, Am J Physiol Endocrinol Metab, 292, E394-E399 tendrait à montrer le contraire. Dans cette étude réalisée à l’université de Copenhague (Danemark), des scientifiques ont demandé d’effectuer des leg extensions unilatérales pendant des durées et des intensités différentes selon les deux membres. Ils ont ensuite mesuré le volume de sang dans les adipocytes sous-cutanés des deux cuisses (active et inactive) et la lipolyse locale (concentrations en glycérol au niveau local). Le résultat est une augmentation notable de l’afflux sanguin dans les adipocytes sous-cutanés de la cuisse active par rapport à la cuisse inactive ainsi que de la lipolyse locale. Bien sûr cette étude, très intéressante au demeurant, doit être confirmée avant d’être « érigée en règle ». En effet, la première des limites concerne l’effectif. La population n’était que de 10 hommes. Ensuite les temps de travail allaient de 30mn à 25% jusqu’à 30mn à 85% en passant par 120mn à 55%. Ces durées de travail paraissent extrêmement longues et semblent difficiles à inclure dans un plan d’entraînement.
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